PetiteFee - Douceurs, cocooning, rêveries, simplicités . . .http://petitefee.cowblog.frDouceurs, cocooning, rêveries, simplicités, coups de coeur littéraires & cinématographiques, un soupçon de beauté . . .CowblogfrMon, 02 Apr 2012 01:43:43 +0200180http://petitefee.cowblog.fr/comme-une-nouvelle-respiration-3176956.htmlComme une nouvelle respirationDepuis quelques jours, je ressentais un manque, un creux qui n'en finissait pas de grandir et mon moral, même s'il connaissait de belles remontées grâce à mes merveilleuses amies, déclinait. J'ai cherché, j'ai remué au fond de moi une foule d'idées, j'ai tenté en vain de savoir d'où cela venait. Et puis, j'ai enfin trouvé. Je n'écris plus. Ou plutôt, oui j'écris mais je contourne tout ce que je ressens. Je repousse les sentiments, les émotions, je recouvre d'un voile les nœuds qui m'enserrent un peu plus le cœur pour ne plus y penser, je fuis sans cesse le véritable sujet, le point clé de mon (mes) obsession(s).
 
Je me suis dit qu'il fallait que j'y remédie rapidement. J'ai tout aussi vite ressenti le besoin d'un espace dans lequel je pourrais m'exprimer pleinement, sans retenue et extérioriser toutes les peines. Une page qui m'aidera à retrouver l'écriture libératrice que j'affectionnais tant, indispensable à ma vie, et sans laquelle je ne vis qu'à moitié. Une écriture en l'absence de laquelle j'étouffe et ne peux vivre pleinement. J'ai su que cela ne se ferait pas ici. Il me fallait une page toute neuve, qui n'aurait jamais connu de mots pour la noircir. Cette page, je l'ai voulu blanche, épurée, avec une grande place pour les mots, pour écouter leurs respirations. J'ai plus que jamais besoin de ça, de reprendre mon souffle, de respirer.

Je ne veux pas arrêter Petitefée, il m'est cher et comme je l'ai annoncé sur Hellocoton, il restera actif mais que ce soit pendant une poignée de jours ou plusieurs semaines, il sera en pause. Mis entre parenthèses, je pourrais me consacrer parfaitement à ce nouvel espace qui me tient à présent à cœur. Vous y retrouverez peut-être, parfois, les mêmes textes mais un peu ré écrits. Cela voudra dire que je n'y ai pas passé assez de temps pour refermer complètement les blessures et qu'il a fallu que je m'y attarde encore une fois. Je le ferai autant que j'en ressentirai le besoin.

Comme je l'ai dit à Kyra, il s'agit pour ainsi dire d'une sorte de surprise. Ni bonne, ni mauvaise c'est avant tout pour moi une nouvelle respiration.

La page se trouve  et je remercie chaudement tous ceux (et celles) qui ont laissé ici plein de gentils mots qui mettent du baume au cœur. Pour certains cela peut sembler dérisoire, même futile mais c'est fou ce qu'un blog peut apporter comme étoiles, comme réconfort. A présent je m'en vais sur la pointe des pieds, sans refermer complètement la porte afin que vous puissiez me suivre si le cœur vous en dit.

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http://petitefee.cowblog.fr/commentaires-3176956.htmlMon, 02 Apr 2012 01:43:00 +0200http://petitefee.cowblog.fr/comme-une-nouvelle-respiration-3176956.html
http://petitefee.cowblog.fr/hello-spring-3175954.htmlHello Spring!
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Cet après-midi nous avons décidé qu'il était temps de profiter du ciel bleu renaissant. J'ai ressorti mes ballerines et nous nous sommes évadées dans un petit parc pour un pique-nique. L'instant était merveilleusement parfait, presque magique. Il faisait bon et si beau. On pouvait se découvrir sans frissonner. Les oiseaux chantaient, les rires enfantins pétillaient. L'odeur légère et si douce, des fleurs se respirait, se savourait. Le soleil inondait les allées, éclaboussait nos visages. Il illuminait les cœurs, les faisait revivre. Les poignées de fraises sucrées se dégustaient assises dans l'herbe et j'étais émerveillée de toutes les couleurs éclatantes devant mes yeux, je m'en éblouissais. Avec cette sensation d'une infinie douceur à même la peau, on se sentait bien, simplement, bien.
 
J'aime le printemps et sa douceur. Il nous offre une vraie bouffée de soleil, d'air frais, et je respire à nouveau, enfin. La nature se révèle après les mois glacés de l'hiver. Elle scintille, étincelle. La vie qui renaît donne des ailes, de l'espoir. On a le sentiment que tout est possible, plus simple, plus épuré. On bouillonne de l'intérieur. On déborde d'envie de vivre, d'exister. Je m'éveille, je me sens apaisée et beaucoup plus légère.

J'ai photographié le printemps tout au long de la journée. J'ai voulu vous en montrer une partie. Je n'ai jamais autant aimé saisir l'instant, pour que ces petites perles de vie s'éternisent.
 
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http://petitefee.cowblog.fr/commentaires-3175954.htmlTue, 27 Mar 2012 23:31:00 +0200http://petitefee.cowblog.fr/hello-spring-3175954.html
http://petitefee.cowblog.fr/no-more-pain-3175532.htmlNo more painhttp://petitefee.cowblog.fr/images/httpsparkgirltumblrcompost19623251746.jpg

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La douleur endormie pendant des semaines, des mois, s'est réveillée au fond de mon ventre. J'ai sursauté, je ne m'y attendais pas. Je ne l'attendais plus. Il y a des froissements, des bruissements, des craquements. Les fantômes se débattent dans les méandres de l'obscurité. Ils s'agitent dans la pénombre. Ils grincent, ils grimacent. Je me suis tout d'abord surprise à y songer, ensuite est venu l'instant où j'y pensais tous les jours. Puis à chaque minute, chaque seconde. J'énumère les moindres étapes de notre séparation. Les étreintes. Ses vêtements qui recevaient mes poings crispés. Mes phalanges qui s'agrippaient à chaque bout de tissu, à chaque parcelle de son être qui pouvait me retenir à lui. Les soupirs d'abandon au creux de son cou. Je t'ai aimé tu sais, murmuré d'une voix brisée, plaintif. Les sanglots, coincés, noués dans la gorge. Le bruit de la porte qu'il referme pour ne pas, surtout pas, entendre mes pleurs. Après, c'est mon cœur affolé, apeuré. La déchirure. L'effondrement. Le silence hanté, ponctué de hurlements.

C'était comme une fin du monde. Ma fin du monde. Je me suis sentie me disloquer. J'ai bien cru me perdre, m'oublier, mourir de froid. J'ai besoin de mots pour desserrer les nœuds, drainer la peine et toute la douleur. Je ne suis plus habitée que par le manque de lui. Je ne suis plus habillée que par la peur de le revoir partir. J'aimerais aplanir ma peur, la défroisser, lisser ses plis à m'en brûler les doigts. Il est mon aube. L'aube et le crépuscule à la fois. Les promesses de lendemains et l'infinité de rêves.
 
C'est un amour doux mais inébranlable qui palpite en moi comme un coeur détraqué. Des frissons, des cadences inégales et irrégulières, des battements vibrants et déchirants mais si intenses et bouleversants. A ses côtés, je me sens à l'abri des tempêtes, la douleur s'étiole, les peines s'allègent, s'envolent. Je me souviens de la magie. Les souvenirs sont tellement, tellement doux. Je me souviens de la magie qui s'est faufilée au creux de nous, celle qui s'est infiltrée à la commissure des lèvres, dans la profondeur d'un regard, qui nous bercent encore derrière les paupières closes. C'est cette magie qui me fait y croire, très fort. C'est grâce à elle que je continue de vivre et d'espérer.

Je m'enfouis dans la fragilité de l'espoir de la même manière que je m'enfuis dans ses bras. Je m'y sens bien, comme emmitouflée à l'intérieur d'une étoffe moelleuse et épaisse, dans une douceur molletonnée. 
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http://petitefee.cowblog.fr/commentaires-3175532.htmlSun, 25 Mar 2012 22:19:00 +0200http://petitefee.cowblog.fr/no-more-pain-3175532.html
http://petitefee.cowblog.fr/note-de-presque-ete-3175462.htmlNote de presque étéhttp://petitefee.cowblog.fr/images/CH2.png
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L'ambiance chaude du week-end m'a revigorée. Il s'est étiré en longueur, en douceur, et n'a pas débuté par une course effrénée. La journée de samedi était merveilleusement douce. Je l'ai passée la fenêtre grande ouverte. J'ai laissé le ciel bleu s'évaporer dans la petite pièce et éclabousser les murs blancs de mon appartement. J'aime plus que tout cette lumière, pure, claire et éclatante. J'ai enfilé un pull en coton, j'ai vagabondé les jambes dénudées et j'ai bu des dizaines de tasses d'un thé à la menthe très sucré. J'ai failli disparaître, lovée dans les coussins moelleux. J'ai grignoté des crudités et dégusté des salades de fruits: bananes, pommes, fraises, kiwis. J'ai jubilé de me sentir plus libre, plus légère. C'était une journée de couleur blanche, simple et sans superflu. Une journée durant laquelle on se laisse bercer, et où l'on ne conserve que l'essentiel.
 
Je crois qu'il faut laisser de la place pour ces bulles d'air où l'on peut respirer, s'octroyer des parenthèses où il est possible de reprendre son souffle, enfin. Le tout en noyant les impératifs de la vie sans culpabiliser. Si tel est le cas, on feindra de ne pas entendre cette petite voix de mélancolie si familière lorsque le week-end touche à sa fin. C'est un petit vague à l'âme, une tristesse diffuse, qui nous traverse et nous ramène à l'enfance. C'est toujours un peu angoissant cette veille du lundi matin mais c'est également une peur délicate et rassurante qui me renvoie à mes appréhensions de petite fille, quand j'avais huit ou dix ans. Je repousserai alors très loin la petite voix et je profiterai de chaque instant parce-que le soir venu ce sera déjà fini.

Hier soir, je me suis brusquement souvenue d'une personne qui m'a demandé quel pouvait être le but de sa vie puisqu'elle allait mourir jeune. Je savais que cela n'était pas comparable mais je me suis sentie un peu ridicule et toute petite. Oui, démunie et minuscule. Si minuscule face à cette personne parfois découragée mais par dessus-tout remplie d'envie de vivre et d'en découdre. Cela m'a un peu bouleversée. Parce-qu'au fond, qui peut se prétendre différent de cette personne ? Quelle confiance peut nous envelopper et nous rassurer ? Quelle certitude peut nous bercer, nous consoler ? Il faut regarder vers l'avenir mais surtout vers le présent, en savourer chaque instant, chaque minute, chaque seconde, garder chacune des précieuses, si précieuses, perles de vie qui nous est offerte. Je crois qu'à cet instant, j'ai éprouvé une immense gratitude de me sentir vivante. 

Ce qui est de valeur, c'est l'essentiel. Ce qui prime sur tout, c'est la vie.
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http://petitefee.cowblog.fr/commentaires-3175462.htmlSun, 25 Mar 2012 16:29:00 +0200http://petitefee.cowblog.fr/note-de-presque-ete-3175462.html
http://petitefee.cowblog.fr/le-coeur-au-bord-du-vide-3174999.htmlLe coeur au bord du videOn s'est rencontrés il y a deux ans. C'est une page auparavant immaculée de blancheur, et maintenant criblée de souvenirs que j'ai sous les doigts. Je l'ai aimé avec tant de douceurs, avec tant de douleurs, jusqu'à mourir plus de mille fois. 

Je ne dis pas son enfant que je n'ai pas gardé, je ne dis pas combien j'ai pleuré pendant ses absences, je ne lui dis pas combien j'ai pleuré leurs absences, je ne dis pas les morts, je ne dis pas les suicides, je ne dis pas les départs, les personnes que vous aimiez et qui s'en vont sans adieux. Ces blessures-là ne se racontent pas. J'avance avec un corps fêlé, sans aucun doute transi de froid, brisé d'avoir tant espéré. Je ne dis pas les centaines de cigarettes consumées dès que le manque se fait trop ressentir. Je ne dis pas le vide qui m'étreint à chaque respiration. Je n'explique pas le regard qui se voilent dès que je prononce le nom des disparus. Je n'explique pas les tremblements, les échappées belles vers des promesses d'autres vies. Je n'ai pas voulu le retenir, je l'ai laissé partir, je t'ai tellement aimé, c'est tout ce que j'ai révélé. J'ai préféré ne pas lui dire que j'avais peur, si peur de vivre. 
 

J'ai écrit ces quelques lignes il y a quatre petits mois, un texte dont j
e n'ai jamais ressenti les mots aussi fort que maintenant. Je ne compte plus les insomnies, l'une précédant la suivante d'une manière si naturelle que je n'y prête même plus attention. Mon corps réclame sa part de sommeil, mes paupières ne demandent qu'à se clore le temps d'une nuit et j'ignore comment je tiens la cadence. Je suis malade de souvenirs violents et indomptables qui m'assaillent, qui me brûlent. Ce sont des abîmes insondables dans lesquels je suffoque, je me noie, je m'oublie. J'ai le coeur au bord du vide. Dans l'obscurité, je suis démunie quand la tristesse m'emporte. La douleur cogne. Elle me saisit à la gorge lorsque je me rappelle la douceur de ses caresses. J'ai froid de son absence. Je la sens partout, à l'intérieur et sur ma peau. Je sens les tremblements, les bleus et les égratignures.
 
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http://petitefee.cowblog.fr/commentaires-3174999.htmlFri, 23 Mar 2012 02:40:00 +0100http://petitefee.cowblog.fr/le-coeur-au-bord-du-vide-3174999.html
http://petitefee.cowblog.fr/across-the-universe-3174446.htmlAcross the Universehttp://petitefee.cowblog.fr/images/acrosstheuniverse08207.png
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Le titre de ce film m'avait intriguée, le même que l'une de mes chansons préférées. J'en avais entendu parler ici et là, plusieurs personnes me l'avaient conseillé et séduite par l'histoire, je n'avais pas tarder à me le procurer. Across the Universe, c'est une histoire d'amour sous la forme d'une comédie musicale au cœur des années 60 et des manifestations anti-guerre. Le tout sublimé par (uniquement) des reprises des Beatles, Jude et Lucy vont se rencontrer, se chercher, se trouver, s'aimer, s'éloigner puis finalement se retrouver . . .

Across the Universe m'a littéralement coupé le souffe. Je ne m'attendais pas à être aussi captivée. Je ne suis pas parvenue à m'en détacher une seule seconde tant j'étais absorbée, émerveillée par cet univers à l'esthétique soignée et éblouissante. Les acteurs jouent (chantent) incroyablement bien, je les ai tous trouvés très talentueux (Jim Sturgess est notamment fascinant) et les musiques m'ont charmée. On se laisse tendrement glisser, accompagné par ces chansons qui redonnent instantanément le sourire, qui insufflent une énergie immédiate et positive. Ce film est une bouffée d'air frais, une parenthèse de bonheur, un délice à la fois visuel et auditif.

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Je peux affirmer avec certitude que certaines chansons changent notre vie, nous bouleversent et nous collent à la peau pendant des années grâce à leur musique, leurs paroles et leurs notes qui envolent, qui sonnent juste, si juste. Elles consolent, nous enveloppent, nous bercent avec tant de douceur. De ces chansons parfaites, je pourrais en citer des dizaines et des dizaines mais parmi elle, il y a Across the Universe que j'ai pu écouter durant le film. Je crois que ces musiques-là font partie de celles qui nous transportent et possèdent ce petit quelque chose d'unique et de vrai, de magique et d'enivrant, qui transcendent le temps.

Je vous conseille bien évidemment ce merveilleux film, cette petite perle qui vous laissera, je l'espère, un bien joli souvenir. Pour ma part, à la fin, je n'avais jamais eu autant envie d'écouter fort, très fort, de la musique.

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« Music's the only thing that makes sense anymore, man. 
Play it loud enough, it keeps the demons at bay. »
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http://petitefee.cowblog.fr/commentaires-3174446.htmlTue, 20 Mar 2012 02:42:00 +0100http://petitefee.cowblog.fr/across-the-universe-3174446.html
http://petitefee.cowblog.fr/un-an-des-photographies-des-eclats-de-vie-3174155.htmlUn an, des photographies, des éclats de viehttp://petitefee.cowblog.fr/images/ESSAIP.png
 
D'aussi loin que je me souvienne, la photographie m'a toujours intriguée, attirée, fascinée. Cet intérêt m'a sans doute été transmis par mon grand-père (d'ailleurs c'est également lui qui m'a incité à dessiner et à peindre), pour lequel je vouais une admiration sans faille. Je me souviens lorsque j'étais petite, il prenait un plaisir fou à capturer des poignées d'éclats de vie, le plus souvent des portraits, mais aussi des paysages. C'était extraordinaire de le voir saisir avec malice son appareil, immortaliser des instants et amener ses pellicules à développer. C'était toujours avec bonheur que l'on découvrait ensuite le résultat. Je suis au plus profond de mon cœur sensiblement émue par ce travail de toute une vie et je crois que je ne serais jamais rassasiée de contempler avec ravissement toutes ses photographies qui à présent remplissent des dizaines d'albums. Grâce à ces souvenirs, il m'a laissé un bel héritage, une précieuse part de lui qui continue d'exister à travers le temps.
 
Quelques années après, le besoin de prendre à mon tour des photographies s'est naturellement fait ressentir, c'était d'une évidence si simple, si rassurante. Alors pour mes vingt ans, j'ai acquis mon tout premier appareil. J'apprivoise cet objet au fil des semaines, mois. Les clichés sont souvent un peu ratés et je ne suis que rarement pleinement satisfaite du résultat mais je progresse peu à peu (je crois). J'espère développer ma créativité, ma sensibilité, approfondir mon univers intérieur et que les photos me ressemblent de plus en plus. Je rêve de m'approcher au plus près de l'image « parfaite », de celle que j'ai imaginée. Mais ce qui me motive, ce que je recherche avant toute chose c'est la sensation que me procure certaines photos, quand elles me rappellent des instants tendres et doux. J'aime cette idée que grâce à une image, rien ne peut s'oublier. Il suffit de la regarder pour se souvenir des émotions, des atmosphères pleine de douceur(s).

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J'ai songé à me consacrer au projet 365 (dont le but est de prendre une photo pendant un an) afin de m'aider à m'améliorer et à pratiquer plus régulièrement la photographie. Je pourrais aussi en apprendre davantage sur moi: une fois accolées, les images reflètent de manière assez juste notre personnalité, notre moral de l'instant, il est facile d'y voir plus clair, de prendre du recul sur les mois écoulés. Cependant, ce qui me chiffonne, c'est que je ne suis pas certaine de tenir sur la durée si je m'impose des contraintes. Je préfère un projet beaucoup plus souple, plus libre, qui respire, quitte à ne pas photographier pendant plusieurs jours, plutôt que de prendre une photo ratée. 

Je me suis lancée sur Tumblr pour garder au chaud toutes mes photographies et petits éclats de vie, je pourrais ainsi conserver un joli album-souvenir de ce projet, une douce collection d'instants. Je ne me promets rien si ce n'est de faire mon possible. J'espère pouvoir m'y consacrer au moins une fois par semaine. Je commence tout juste alors il n'y a pas grand chose mais je prends déjà beaucoup de plaisir à le remplir, à y ajouter les photos du jour, de la semaine.

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Et vous, vous participez au projet 365 (366 cette année) ou un autre projet photo ?]]>
http://petitefee.cowblog.fr/commentaires-3174155.htmlSun, 18 Mar 2012 15:00:00 +0100http://petitefee.cowblog.fr/un-an-des-photographies-des-eclats-de-vie-3174155.html
http://petitefee.cowblog.fr/autoportraits-3173626.htmlAutoportraitshttp://petitefee.cowblog.fr/images/AP1.jpg
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Je n'ai jamais aimé les photographies de moi, encore moins les autoportraits. Je fuyais les objectifs. Et puis un jour j'en ai fait un, juste pour voir, et le résultat m'a plu. Je crois que cela me réconcilie petit à petit avec mon image. J'essaye de capturer les émotions, les sentiments de l'instant. Cela m'aide à prendre de la distance, pour ne pas me laisser dévorer par les angoisses, je les fais fuir. J'apprends à m'apprivoiser, à être plus en harmonie.

Hier soir, j'ai revu un ami. Nous sommes retournés à notre bar préféré, celui aux Mojito délicieux, avec les lumières bleues, l'ambiance chaleureuse. Tout est fait pour que l'on s'y sente bien. J'aime tant cette atmosphère calme et sereine. Nous nous sommes assis à notre place habituelle. Mon âme se coloriait, elle pétillait. J'ai réalisé à quel point il m'avait manqué. Savoir que ce serait sans doute la dernière fois que je le regardais rendait le moment unique et troublant, d'une tristesse, d'une beauté infinie. La soirée s'est écoulée, j'ai laissé la nuit nous envelopper, et nous avons glissé lentement dans sa douceur, dans son éternité et ses vertiges.

Je crois que les premières impressions ne s'oublient jamais, les toutes premières, comme les dernières. On oublie jamais la première fois qu'une autre vie nous a traversé. On oublie jamais le premier regard. On oublie jamais le dernier avec cette lueur d'inquiétude et cette petite faille qui se fait presque imperceptible. Certaines rencontres ne sont pas sans conséquences, elles ne sont pas qu'un courant d'air, elles vous changent et vous bouleversent. A présent je sais que c'est une part de mon existence qui s'est envolée, une page de ma vie qui s'est tournée. 

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http://petitefee.cowblog.fr/commentaires-3173626.htmlThu, 15 Mar 2012 06:38:00 +0100http://petitefee.cowblog.fr/autoportraits-3173626.html
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J'ai passé la journée la fenêtre grande ouverte. La lumière s'est engouffrée dans la pièce. J'ai mis de la musique troublante, envoûtante. J'ai fermé les yeux. J'ai senti l'air frais sur ma peau et tout m'a semblé comme mis à neuf, plus clair, plus blanc, plus pur. J'ai éprouvé une immense gratitude devant la vie qui demeurait. Je me suis sentie lumineuse, reconnaissante de contempler ce monde qui s'éveillait, enfin. Je m'en éblouissais, je m'en émerveillais. Ainsi, le printemps allait réellement revenir. Dans quelques semaines, on aura oublié le froid, la gelée le matin, la dureté de l'hiver. On respirera l'odeur légère des fleurs, on retrouvera le goût des fruits sucrés, on savourera quelques fraises ou framboises, on enlacera un verre blotti dans la douce chaleur du crépuscule et on trinquera à l'avenir, aux étoiles. 

Les paupières closes, j'ai imaginé tout ça. La vie qui renaît me fascine, car oui, elle finit toujours par renaître. Il a soudainement fait moins froid, moins vide à l'intérieur de moi, le vide avait cessé de hurler. J'ai laissé toutes les peurs, toutes les angoisses, s'échapper vers l'infini ciel bleu que rien ne semblait pouvoir troubler. Peut-être qu'avec le temps, les images du passé se déforment, puis se brouillent, puis s'effacent, parce-que tout nous échappe sans cesse. Elles se perdent, se noient dans l'encre du ciel d'une manière si simple que c'en est déconcertant. Chaque jour on perd davantage de sa vie d'avant mais qu'en est-il de celle d'après ? J'aimerais garder certains instants, certaines images, les serrer contre moi, les étreindre de toutes mes forces pour les retenir comme j'ai voulu, ce jour-là, retenir celui que j'avais aimé. Sans y parvenir.
 
Les gestes, les paroles, les corps, les êtres finissent par se teindre de brume, viennent à disparaître et je n'ai jamais eu si peur d'oublier. La seule certitude qui demeure c'est que ces moments aient existé quelque part et qu'on en ait connu le bonheur. C'est pour cette raison que je continuerai de les contempler, de m'en émerveiller. Je les détacherai de tout, du temps, je les ferai vivre afin qu'ils respirent dans l'infinité de la vie, dans sa profondeur, son vertige, dans ce qu'elle a  d'irrévocable et d'éternel.

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http://petitefee.cowblog.fr/commentaires-3173440.htmlWed, 14 Mar 2012 04:18:00 +0100http://petitefee.cowblog.fr/interieur-nuit-3173440.html
http://petitefee.cowblog.fr/eclat-de-vie-3173076.htmlEclat de viehttp://petitefee.cowblog.fr/images/essai3-copie-1.png
Samedi matin, après une douce soirée, je me suis attardée à la librairie. Je cherchais quelque chose sans trop savoir ce que je désirais. Je voulais un livre qui transporte et me fasse oublier la vie et les petits soucis le temps d'une lecture, un livre aux mots délicats dans lesquels me lover, m'envelopper. Mes yeux sont tombés sur Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Foer. Je crois que j'étais tombée amoureuse des phrases si justes, parfaites, que j'avais pu lire ici et là sur la toile mais je ne l'avais jamais acheté et je me demande bien pourquoi. Maintenant que mon erreur est réparée, je vais le lire très vite et j'espère qu'il me laissera un bien joli souvenir.
 
Le week-end s'est étiré lentement, avec une infinie douceur. Il y a un projet qui me tient à cœur. Grâce à lui je me sens vivre, j'ai très envie d'y croire. Je n'en parle pas autour de moi, pas encore. Ou alors juste à quelques personnes. Il y a tant de choses que je voudrais faire mais je ne sais pas par où commencer. Je n'ai jamais été une personne de très organisée, je préfère me laisser glisser, bercer par la vie. C'est beaucoup plus doux.
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http://petitefee.cowblog.fr/commentaires-3173076.htmlMon, 12 Mar 2012 04:12:00 +0100http://petitefee.cowblog.fr/eclat-de-vie-3173076.html