

L'ambiance chaude du week-end m'a revigorée. Il s'est étiré en longueur, en douceur, et n'a pas débuté par une course effrénée. La journée de samedi était merveilleusement douce. Je l'ai passée la fenêtre grande ouverte. J'ai laissé le ciel bleu s'évaporer dans la petite pièce et éclabousser les murs blancs de mon appartement. J'aime plus que tout cette lumière, pure, claire et éclatante. J'ai enfilé un pull en coton, j'ai vagabondé les jambes dénudées et j'ai bu des dizaines de tasses d'un thé à la menthe très sucré. J'ai failli disparaître, lovée dans les coussins moelleux. J'ai grignoté des crudités et dégusté des salades de fruits: bananes, pommes, fraises, kiwis. J'ai jubilé de me sentir plus libre, plus légère. C'était une journée de couleur blanche, simple et sans superflu. Une journée durant laquelle on se laisse bercer, et où l'on ne conserve que l'essentiel.
Je crois qu'il faut laisser de la place pour ces bulles d'air où l'on peut respirer, s'octroyer des parenthèses où il est possible de reprendre son souffle, enfin. Le tout en noyant les impératifs de la vie sans culpabiliser. Si tel est le cas, on feindra de ne pas entendre cette petite voix de mélancolie si familière lorsque le week-end touche à sa fin. C'est un petit vague à l'âme, une tristesse diffuse, qui nous traverse et nous ramène à l'enfance. C'est toujours un peu angoissant cette veille du lundi matin mais c'est également une peur délicate et rassurante qui me renvoie à mes appréhensions de petite fille, quand j'avais huit ou dix ans. Je repousserai alors très loin la petite voix et je profiterai de chaque instant parce-que le soir venu ce sera déjà fini.
Hier soir, je me suis brusquement souvenue d'une personne qui m'a demandé quel pouvait être le but de sa vie puisqu'elle allait mourir jeune. Je savais que cela n'était pas comparable mais je me suis sentie un peu ridicule et toute petite. Oui, démunie et minuscule. Si minuscule face à cette personne parfois découragée mais par dessus-tout remplie d'envie de vivre et d'en découdre. Cela m'a un peu bouleversée. Parce-qu'au fond, qui peut se prétendre différent de cette personne ? Quelle confiance peut nous envelopper et nous rassurer ? Quelle certitude peut nous bercer, nous consoler ? Il faut regarder vers l'avenir mais surtout vers le présent, en savourer chaque instant, chaque minute, chaque seconde, garder chacune des précieuses, si précieuses, perles de vie qui nous est offerte. Je crois qu'à cet instant, j'ai éprouvé une immense gratitude de me sentir vivante.
Ce qui est de valeur, c'est l'essentiel. Ce qui prime sur tout, c'est la vie.
Hier soir, je me suis brusquement souvenue d'une personne qui m'a demandé quel pouvait être le but de sa vie puisqu'elle allait mourir jeune. Je savais que cela n'était pas comparable mais je me suis sentie un peu ridicule et toute petite. Oui, démunie et minuscule. Si minuscule face à cette personne parfois découragée mais par dessus-tout remplie d'envie de vivre et d'en découdre. Cela m'a un peu bouleversée. Parce-qu'au fond, qui peut se prétendre différent de cette personne ? Quelle confiance peut nous envelopper et nous rassurer ? Quelle certitude peut nous bercer, nous consoler ? Il faut regarder vers l'avenir mais surtout vers le présent, en savourer chaque instant, chaque minute, chaque seconde, garder chacune des précieuses, si précieuses, perles de vie qui nous est offerte. Je crois qu'à cet instant, j'ai éprouvé une immense gratitude de me sentir vivante.
Ce qui est de valeur, c'est l'essentiel. Ce qui prime sur tout, c'est la vie.















