L'hiver qui, le temps d'une nuit, s'était installé, la venue du froid qui paraissait trop rapide, trop brutale, les températures qui avaient dégringolé si vite . . . j'ai l'impression que cela fait un mois à peine. Les jours défilent à vive allure. J'ai été surprise par les journées qui s'allongent, par ce froid qui s'éloigne, cette douceur dans l'air. Dehors les passants semblent déjà se découvrir, je m'habille moins chaudement, je me sens plus légère. C'est comme si la vie était en train de sortir d'un long sommeil, mais elle ne se défait pas encore de ses rêves. Pas encore, pas tout à fait. Elle reprend lentement son cours, le fil de l'existence, elle s'éveille doucement, avec délicatesse.
Toute cette vie qui renaît et les premières promesses du printemps m'affolent le cœur. Une énergie nouvelle picote sous ma peau. J'aimerais prendre la poudre d'escampette, m'improviser hirondelle encore une fois. Partir sur la pointe des pieds, sans bruit, sans rien emporter avec moi, pour une poignée de jours ou même un instant minuscule. Je m'envolerais dans un courant d'air, je fermerais les paupières et me laisserais envahir par le doux sentiment de quiétude et d'apaisement que procurent toutes les échappées-belles improvisées. Je me laisserais alors submerger par ce doux vertige, cette ivresse immédiate de liberté, rassurante et réconfortante.
J'ai envie d'oublier le froid glacial de l'hiver, de me laisser glisser vers un ailleurs plus doux. J'ai envie de musique pétillante, de livres mœlleux, de petits déjeuners au soleil, de daiquiri aux fraises, de douces envolées, de ciel bleu, de me sentir exister, de me sentir vivre. De me sentir être. J'ai besoin de ces rêves pour respirer, de ces promesses d'hirondelle pour avancer, continuer d'avancer.
J'ai envie d'oublier le froid glacial de l'hiver, de me laisser glisser vers un ailleurs plus doux. J'ai envie de musique pétillante, de livres mœlleux, de petits déjeuners au soleil, de daiquiri aux fraises, de douces envolées, de ciel bleu, de me sentir exister, de me sentir vivre. De me sentir être. J'ai besoin de ces rêves pour respirer, de ces promesses d'hirondelle pour avancer, continuer d'avancer.
















